Quebec demands immigrants sign-off on 'shared values'
Graeme Hamilton, National Post
Published: Wednesday, October 29, 2008
MONTREAL -- Future immigrants to Quebec will be required to sign a declaration promising to learn French and respect Quebec's "shared values," the government announced on Wednesday.
In a document with echoes of the controversial code adopted last year by the rural town of Hérouxville, immigrants will be informed that Quebec is a democracy where men and women are equal and violence is prohibited.
"Quebecers have said yes to immigration, but they said yes to immigration on the condition that these immigrants integrate into our society," Immigration Minister Yolande James said as she announced the policy, which takes effect in January. She added that immigrating to Quebec "is a privilege not a right."
With Liberal Premier Jean Charest expected to call an election next week, critics denounced the initiative as an attempt to undermine the opposition Action Démocratique du Québec and Parti Québécois, which have both made defence of "the Quebec identity" a battle cry.
"There is a political calculation here that the Liberals want to make sure they have arguments to get PQ and ADQ support," said Daniel Weinstock, a professor of philosophy at Université de Montréal. It is aimed at voters in the Quebec hinterland who approved of Hérouxville's initiative, which among other things informed newcomers to the town northeast of Montreal that it is prohibited in Canada to stone women or throw acid on them.
While the content of the Quebec government declaration is banal enough to be rendered meaningless, Mr. Weinstock said, it sends a negative message to newcomers.
"It's as if the Jews, the Muslims, the whatever who come here are all indisposed to the equality of men and women, and we have to tell them what's what," he said. "It's cheap symbolism, and I can't express how depressed it makes me."
The shared values spelled out in the declaration are: Quebec is a free and democratic society; church and state are separate; Quebec is a pluralist society based on the rule of law; men and women have equal rights; and rights and freedoms are exercised while respecting those of others and the general well-being.
It also stresses that French is the official language of Quebec, as laid out in Bill 101. Signatories will declare their intention to learn French if they do not already speak it.
The Immigration Department plans to bombard potential and new immigrants with messages stressing Quebec values. There will be a section on values added to the immigration forms filled out overseas and an explanatory pamphlet will be distributed. Immigrants will also receive a DVD on shared values and be directed toward a new Web site whose name translates as "shared values of Quebec." Information sessions on shared values will be offered to immigrants after they arrive.
"Once our new Quebecer has got off the plane at the airport, she will follow a course on how to live in Quebec, how things work here, what the socio-economic realities are," Ms. James explained.
Victor Armony, professor of sociology at Université du Québec à Montréal, said he is disgusted by the government's approach. Many immigrants to Quebec are successful businesspeople or professionals in their native countries. "They don't need Quebec society to patronize them," he said.
He immigrated from Argentina in 1989. "When I came here, I valued democracy perhaps more than many Canadians, because I grew up in a dictatorship," he said.
Mr. Charest first raised the notion of forcing immigrants to sign a declaration last May when the Bouchard-Taylor commission released its report on reasonable accommodation. The issue of integrating cultural and religious minorities had been an emotional topic in Quebec since late 2006, and it gave the ADQ a boost in the March 2007 election. After a year of research and public hearings, the commissioners did not recommend such a declaration for immigrants.
jueves, 30 de octubre de 2008
martes, 28 de octubre de 2008
domingo, 28 de septiembre de 2008
« Le récit de la fragilité identitaire des Québécois » – Réponse de Victor Armony à Gilles Bourque
Je souhaite réagir aux deux textes de Gilles Bourque, publiés dans Le Devoir les 30 et 31 juillet. Quoique très pertinents et stimulants, ils se basent sur ce que je considère une lecture réductionniste des conclusions du rapport de la Commission Bouchard-Taylor. Mon intention n’est pas de défendre la position des commissaires – avec laquelle je suis d’accord sur le fond – mais d’indiquer quelques points aveugles dans la critique à laquelle Bourque se livre. Sa thèse veut que la représentation des liens communautaires mise de l’avant par Gérard Bouchard et Charles Taylor soit « ethnicisante » et « étroitement psychologique ». Or, bien que l’on puisse partager ses réticences vis-à-vis du « psychologisme » que l’on retrouve dans quelques passages du rapport, ainsi que dans les propos d’un certain nombre d’experts, il me semble que Bourque demeure prisonnier d’un schématisme théorique qui l’empêche d’introduire dans sa lecture de la société québécoise l’élément que le mot « ethnique » – dépouillé de ses connotations péjoratives – vise à circonscrire. En nous rappelant avec justesse que la dimension nationale – elle-même liée à une profondeur historique incontournable – ne doit pas être évacuée de l’analyse, Bourque commet, à mon avis, l’erreur d’opposer radicalement le politique aux particularismes et le social au vécu.
En premier lieu, Bourque voit dans le raisonnement des commissaires un enchainement logique qui mènerait de l’« ethnicisation » (niveau culturel) à la « psychologisation » (niveau pré-politique) des comportements collectifs. Pour lui, se centrer sur la sphère culturelle implique s’éloigner de la sphère politique pour, en bout de ligne, en arriver à la dépolitisation qui est propre à la vie psychique. Il s’appuie, sans l’expliciter, sur un parcours à trois étapes qui va de l’universel (la politique), au particulier (la culture) et au singulier (le vécu). Son cadre normatif est transparent : tout écart significatif vis-à-vis de l’horizon universel de la politique est une concession aux penchants « particularistes » d’abord et « subjectivistes » ensuite qui « fragmentent » la totalité sociale. Dans ce contexte, le concept de « nation ethnique » est complètement irrecevable. Selon Bourque, la « nation ethnique » est « une communauté nationale formée de la relation (non hiérarchique) entre des groupes ethniques ». Non seulement je ne suis pas d’accord avec une telle définition, car la hiérarchie majorité-minorités y est déterminante, mais je crois que seule une lecture caricaturale du rapport Bouchard-Taylor peut faire supposer que les commissaires décrivent ainsi le Québec réel ou désiré. Entendons-nous bien. Je pense que la nation québécoise, du fait qu’elle ne détient pas le monopole de l’universel sur son territoire – ce que la plupart des nations indépendantes ont accompli par le biais d’une énorme violence physique et symbolique – n’a d’autre choix que de postuler son particularisme – appelons-le culturel, ethnique ou identitaire – comme ce qu’il est : un projet à prétention civique et inclusive, appuyé sur les valeurs universalistes de la modernité occidentale, mais lié inexorablement à un groupe qui cohabite avec d’autres (les peuples autochtones, la communauté anglophone, mais aussi, de plus en plus, les communautés religieuses et issues de l’immigration récente). C’est pourquoi la société québécoise, surtout si elle demeure dans la confédération canadienne, sera toujours constituée par une majorité en quête constante de légitimité auprès des minorités. Cela n’est pas bon ou mauvais en soi, bien que j’aie tendance à penser que le pluralisme démocratique en sortira gagnant. Mais il s’agit, en tout cas, d’une réalité dans laquelle les relations « interethniques » ou « interculturelles » occuperont une place centrale dans le débat public sur les grandes orientations communes. Affirmer que ce type de dynamique n’est pas pleinement politique en raison de l’absence d’un principe national totalisant qui neutraliserait les particularismes ethnoculturels me semble relever d’une vision idéaliste, rigide et déjà dépassée de ce qu’est la politique au vingt-et-unième siècle.
En deuxième lieu, Bourque s’attarde, comme l’ont fait plusieurs autres, sur le regard « psychologisant » que les commissaires auraient porté sur la majorité franco-québécoise. D’après lui, Bouchard et Taylor considèreraient que les Québécois d’origine canadienne-française souffrent, dans les termes ironiques de Bourque, d’une « pathologie ethno-psycho-identitaire » qu’il faut adresser. Apparemment ils ratent complètement la cible car, selon Bourque, l’« angoisse » ou la « frustration » exprimées par les Québécois francophones autour de la crise des « accommodements raisonnables » appartiendraient au domaine du privé et de l’individualité, ce qui les rendrait inutiles pour l’analyse sociologique. Signalons, avant de continuer, que le malaise des majorités qui se perçoivent « assiégées », « affaiblies » ou même « abusées » par des minorités qui seraient « devenues trop puissantes », « intouchables », « protégées et favorisées par les tribunaux », etc. n’est pas exclusif au Québec. Ce renversement imaginaire du rapport de domination entre majorités et minorités est au cœur du discours populiste qui sévit dans la plupart des sociétés occidentales, lesquelles sont aux prises avec les tensions qui découlent naturellement d’une hétérogénéisation socioculturelle croissante. Dans le cas du Québec, il va de soi que ce type de discours trouve un terrain des plus fertiles : une collectivité nationale dont la représentation de soi est si fortement marquée par la figure de la victime. Mais le fait de parler d’une « image de soi », d’un « sentiment » ou encore de la « figure de la victime » semble donner raison à Bourque. Ne sommes-nous pas en train de tomber dans ce « psychologisme » qu’il dénonce si vivement? Il est évident que les mots sont chargés – même si on les utilise en tant que métaphores – et que le risque de glisser vers le subjectivisme est réel. Cependant, les écarter complètement nous place devant un autre risque, celui-là à mon avis plus grave : faire du vécu un espace non-social, comme si les peurs, angoisses et malaises identitaires (aussi bien que les illusions, les espoirs et les desseins collectifs) n’étaient pas indissociablement liés à la manière dont nous faisons société. Puisque l’on sait à quel point Bourque attribue de l’importance au rôle du discours politique dans les processus d’institutionnalisation moderne, je reste perplexe devant son refus de voir dans le discours des « gens ordinaires » un lieu de construction de la réalité sociale. Ainsi, le fait qu’une grande partie de l’opinion publique franco-québécoise interprète la problématique de l’intégration des immigrants et des rapports avec les minorités linguistiques et religieuses au travers du prisme de sa « fragilité » – ce qui transforme toute affirmation publique de l’identité de l’Autre en une menace à son intégrité identitaire – est un facteur sociologiquement explicatif non négligeable. Le fait que cette représentation de soi comme une entité « faible » amène bien des Québécois francophones à ne pas assumer leurs responsabilités comme groupe dominant au sein de la société québécoise – ce qui voudrait dire se vouer activement à la protection des minorités qui sont par définition les plus vulnérables à la discrimination – est aussi un facteur sociologiquement explicatif non négligeable. Bref, le vécu des gens s’articule à la façon dont la trame sociétale se structure. Ces « états d’âme » collectifs que l’on peut observer ne sont pas que de simples agrégats de subjectivités construits par les sondages, manipulés par les leaders ou relayés plus ou moins aléatoirement par les médias, non plus que des « essences » immuables, mais des configurations sociales de sens qui, dans un contexte donné, orientent l’action des citoyens, de leurs gouvernants et des institutions. Au Québec, l’un des principaux « récits » qui orientent l’action de l’État est celui de la fragilité identitaire franco-québécoise. C’est aux intellectuels de le justifier, de le questionner et, s’il est besoin, de le déconstruire.
En premier lieu, Bourque voit dans le raisonnement des commissaires un enchainement logique qui mènerait de l’« ethnicisation » (niveau culturel) à la « psychologisation » (niveau pré-politique) des comportements collectifs. Pour lui, se centrer sur la sphère culturelle implique s’éloigner de la sphère politique pour, en bout de ligne, en arriver à la dépolitisation qui est propre à la vie psychique. Il s’appuie, sans l’expliciter, sur un parcours à trois étapes qui va de l’universel (la politique), au particulier (la culture) et au singulier (le vécu). Son cadre normatif est transparent : tout écart significatif vis-à-vis de l’horizon universel de la politique est une concession aux penchants « particularistes » d’abord et « subjectivistes » ensuite qui « fragmentent » la totalité sociale. Dans ce contexte, le concept de « nation ethnique » est complètement irrecevable. Selon Bourque, la « nation ethnique » est « une communauté nationale formée de la relation (non hiérarchique) entre des groupes ethniques ». Non seulement je ne suis pas d’accord avec une telle définition, car la hiérarchie majorité-minorités y est déterminante, mais je crois que seule une lecture caricaturale du rapport Bouchard-Taylor peut faire supposer que les commissaires décrivent ainsi le Québec réel ou désiré. Entendons-nous bien. Je pense que la nation québécoise, du fait qu’elle ne détient pas le monopole de l’universel sur son territoire – ce que la plupart des nations indépendantes ont accompli par le biais d’une énorme violence physique et symbolique – n’a d’autre choix que de postuler son particularisme – appelons-le culturel, ethnique ou identitaire – comme ce qu’il est : un projet à prétention civique et inclusive, appuyé sur les valeurs universalistes de la modernité occidentale, mais lié inexorablement à un groupe qui cohabite avec d’autres (les peuples autochtones, la communauté anglophone, mais aussi, de plus en plus, les communautés religieuses et issues de l’immigration récente). C’est pourquoi la société québécoise, surtout si elle demeure dans la confédération canadienne, sera toujours constituée par une majorité en quête constante de légitimité auprès des minorités. Cela n’est pas bon ou mauvais en soi, bien que j’aie tendance à penser que le pluralisme démocratique en sortira gagnant. Mais il s’agit, en tout cas, d’une réalité dans laquelle les relations « interethniques » ou « interculturelles » occuperont une place centrale dans le débat public sur les grandes orientations communes. Affirmer que ce type de dynamique n’est pas pleinement politique en raison de l’absence d’un principe national totalisant qui neutraliserait les particularismes ethnoculturels me semble relever d’une vision idéaliste, rigide et déjà dépassée de ce qu’est la politique au vingt-et-unième siècle.
En deuxième lieu, Bourque s’attarde, comme l’ont fait plusieurs autres, sur le regard « psychologisant » que les commissaires auraient porté sur la majorité franco-québécoise. D’après lui, Bouchard et Taylor considèreraient que les Québécois d’origine canadienne-française souffrent, dans les termes ironiques de Bourque, d’une « pathologie ethno-psycho-identitaire » qu’il faut adresser. Apparemment ils ratent complètement la cible car, selon Bourque, l’« angoisse » ou la « frustration » exprimées par les Québécois francophones autour de la crise des « accommodements raisonnables » appartiendraient au domaine du privé et de l’individualité, ce qui les rendrait inutiles pour l’analyse sociologique. Signalons, avant de continuer, que le malaise des majorités qui se perçoivent « assiégées », « affaiblies » ou même « abusées » par des minorités qui seraient « devenues trop puissantes », « intouchables », « protégées et favorisées par les tribunaux », etc. n’est pas exclusif au Québec. Ce renversement imaginaire du rapport de domination entre majorités et minorités est au cœur du discours populiste qui sévit dans la plupart des sociétés occidentales, lesquelles sont aux prises avec les tensions qui découlent naturellement d’une hétérogénéisation socioculturelle croissante. Dans le cas du Québec, il va de soi que ce type de discours trouve un terrain des plus fertiles : une collectivité nationale dont la représentation de soi est si fortement marquée par la figure de la victime. Mais le fait de parler d’une « image de soi », d’un « sentiment » ou encore de la « figure de la victime » semble donner raison à Bourque. Ne sommes-nous pas en train de tomber dans ce « psychologisme » qu’il dénonce si vivement? Il est évident que les mots sont chargés – même si on les utilise en tant que métaphores – et que le risque de glisser vers le subjectivisme est réel. Cependant, les écarter complètement nous place devant un autre risque, celui-là à mon avis plus grave : faire du vécu un espace non-social, comme si les peurs, angoisses et malaises identitaires (aussi bien que les illusions, les espoirs et les desseins collectifs) n’étaient pas indissociablement liés à la manière dont nous faisons société. Puisque l’on sait à quel point Bourque attribue de l’importance au rôle du discours politique dans les processus d’institutionnalisation moderne, je reste perplexe devant son refus de voir dans le discours des « gens ordinaires » un lieu de construction de la réalité sociale. Ainsi, le fait qu’une grande partie de l’opinion publique franco-québécoise interprète la problématique de l’intégration des immigrants et des rapports avec les minorités linguistiques et religieuses au travers du prisme de sa « fragilité » – ce qui transforme toute affirmation publique de l’identité de l’Autre en une menace à son intégrité identitaire – est un facteur sociologiquement explicatif non négligeable. Le fait que cette représentation de soi comme une entité « faible » amène bien des Québécois francophones à ne pas assumer leurs responsabilités comme groupe dominant au sein de la société québécoise – ce qui voudrait dire se vouer activement à la protection des minorités qui sont par définition les plus vulnérables à la discrimination – est aussi un facteur sociologiquement explicatif non négligeable. Bref, le vécu des gens s’articule à la façon dont la trame sociétale se structure. Ces « états d’âme » collectifs que l’on peut observer ne sont pas que de simples agrégats de subjectivités construits par les sondages, manipulés par les leaders ou relayés plus ou moins aléatoirement par les médias, non plus que des « essences » immuables, mais des configurations sociales de sens qui, dans un contexte donné, orientent l’action des citoyens, de leurs gouvernants et des institutions. Au Québec, l’un des principaux « récits » qui orientent l’action de l’État est celui de la fragilité identitaire franco-québécoise. C’est aux intellectuels de le justifier, de le questionner et, s’il est besoin, de le déconstruire.
Debate sobre el Informe Bouchard-Taylor
La Chaire MCD a le plaisir de vous inviter à l’atelier-débat
LE RETOUR DE LA NATION ETHNIQUE?
Atelier-débat lié aux articles de Gilles Bourque
publiés dans Le Devoir les 30 et 31 juillet 2008
La réponse de Victor Armony
Textes disponibles en ligne
dans la rubrique Événements http://www.chaire-mcd.ca/
Jeudi le 2 octobre 2008
Local W-5215
De 16h à 18h
Entrée libre
Information : Christine Couvrat poste 4897 ou à couvrat.christine@uqam.ca
Les ateliers-débats de la Chaire MCD
Les ateliers de la chaire MCD ont comme objectif la discussion d’un texte récemment publié ou en progrès (working paper) en présence de l’auteur et présenté par un lecteur critique. Afin d’intervenir dans l’atelier les participants doivent avoir lu le texte en débat disponible sur le site de la Chaire.
N’hésitez pas à communiquer avec nous si de plus amples renseignements s’avéraient nécessaires.
Chaire MCD – Centre ATO
Université du Québec à Montréal
Pavillon Thérèse-Casgrain
Bureau W-5010
455, boul. René-Lévesque Est
MONTRÉAL QC H2L 4Y2
Téléphone : 514.987.3000 poste 3366
Télécopieur : 514.987.7870
WEB : http://www.chaire-mcd.ca/
LE RETOUR DE LA NATION ETHNIQUE?
Atelier-débat lié aux articles de Gilles Bourque
publiés dans Le Devoir les 30 et 31 juillet 2008
La réponse de Victor Armony
Textes disponibles en ligne
dans la rubrique Événements http://www.chaire-mcd.ca/
Jeudi le 2 octobre 2008
Local W-5215
De 16h à 18h
Entrée libre
Information : Christine Couvrat poste 4897 ou à couvrat.christine@uqam.ca
Les ateliers-débats de la Chaire MCD
Les ateliers de la chaire MCD ont comme objectif la discussion d’un texte récemment publié ou en progrès (working paper) en présence de l’auteur et présenté par un lecteur critique. Afin d’intervenir dans l’atelier les participants doivent avoir lu le texte en débat disponible sur le site de la Chaire.
N’hésitez pas à communiquer avec nous si de plus amples renseignements s’avéraient nécessaires.
Chaire MCD – Centre ATO
Université du Québec à Montréal
Pavillon Thérèse-Casgrain
Bureau W-5010
455, boul. René-Lévesque Est
MONTRÉAL QC H2L 4Y2
Téléphone : 514.987.3000 poste 3366
Télécopieur : 514.987.7870
WEB : http://www.chaire-mcd.ca/
lunes, 22 de septiembre de 2008
Conferencia sobre la Argentina (2 de octubre)
La politique économique hétérodoxe de Cristina Kirchner en Argentine
Augmentation des taxes à l’exportation, dévaluation du peso et désendettement extérieur
Conférence de Victor Armony,
Professeur de Sociologie à l’UQAM et Directeur de l’Observatoire des Amériques (OdA)
Jeudi 2 octobre 2008 de 12h30 à 14h30Local A-1715, Pavillon Hubert-Aquin,
400, rue Sainte-Catherine Est, métro Berri-UQAM
Augmentation des taxes à l’exportation, dévaluation du peso et désendettement extérieur
Conférence de Victor Armony,
Professeur de Sociologie à l’UQAM et Directeur de l’Observatoire des Amériques (OdA)
Jeudi 2 octobre 2008 de 12h30 à 14h30Local A-1715, Pavillon Hubert-Aquin,
400, rue Sainte-Catherine Est, métro Berri-UQAM
domingo, 31 de agosto de 2008
Comentario reciente sobre "Le Québec expliqué aux immigrants" en la revista Nuit Blanche
ENLACE: http://www.nuitblanche.com/Affiche.aspx?page=4&id=13436
Nuit blanche, numéro 111, juillet 2008
L'auteur poursuit et atteint deux objectifs : accompagner l'immigrant dans son décodage d'une société québécoise complexe et présenter aux Québécois l'image que leur société projette à l'extérieur. Le ton est respectueux, soucieux des faits, direct sans débordement, la langue élégante à faire rougir le Québécois moyen. Le bagage accumulé en peu d'années par le sociologue est aussi considérable que bien utilisé. Victor Armony souligne le non-branchisme québécois, l'inaptitude de ce peuple à admettre ses ridicules, les carences de sa langue parlée, sa perception simpliste des accommodements raisonnables, mais il reconnaît aussi que ce peuple comble rapidement ses retards aux chapitres de la formation, de l'audace, de l'aération. Si l'auteur a extrait des livres ce qu'ils pouvaient fournir, il manque quelque chose à sa compréhension du Québec. Ainsi, Armony parle de Franco-Québécois. Ainsi, il s'étonne de la réaction des Québécois face à l'anglais, alors que tout, dans l'histoire québécoise, explique une réserve qui d'ailleurs s'estompe dès que se répand la sécurité. S'il savait le rôle tenu par le clergé irlandais en Nouvelle-Angleterre, l'assimilation des Franco-Américains ne lui inspirerait pas sa question cruelle : « Pourquoi ces gens ont-ils si radicalement abandonné leur identité ? » Il étonne encore lorsqu'il demande pourquoi tant d'immigrants sont si déçus de leur nouvelle patrie, « pourtant censée être le 'meilleur pays du monde' (puisqu'il a été classé au premier rang du développement humain des Nations Unies pendant sept années d'affilée, de 1994 à 2000) ». S'offrent pourtant au pied levé une ou deux explications : les critères retenus par l'Organisation des Nations Unies ne concernent pas la vie quotidienne et seul Jean Chrétien a accordé de l'importance à ce jugement creux. Le dernier chapitre, consacré à la « troisième solitude » que serait le judaïsme en terre québécoise, laisse songeur. L'importance numérique de la communauté juive justifie-t-elle cette attention refusée aux Québécois d'origine italienne ? Les réticences que rencontre la communauté juive ne découlent-elles pas autant des excès israéliens que des préjugés québécois ? L'affaire Michaud a-t-elle le sens que lui prête Armony ? Quant aux relations entre la communauté juive et le Québec, rappelons que le théâtre juif présentait ses spectacles dans la salle du Monument-National et que la presse montréalaise a longtemps compris un quotidien en langue yiddish. De quoi relativiser tel propos de Lionel Groulx ou la pièce de théâtre du collégien Pierre Trudeau. Pourquoi conclure sur un plaidoyer épidermique un livre par ailleurs raffiné et rigoureux ?
Commentaire par Laurent Laplante
Nuit blanche, numéro 111, juillet 2008
Victor Armony LE QUÉBEC EXPLIQUÉ AUX IMMIGRANTS VLB, Montréal, 2007, 208 p. ; 22,95 $
L'auteur poursuit et atteint deux objectifs : accompagner l'immigrant dans son décodage d'une société québécoise complexe et présenter aux Québécois l'image que leur société projette à l'extérieur. Le ton est respectueux, soucieux des faits, direct sans débordement, la langue élégante à faire rougir le Québécois moyen. Le bagage accumulé en peu d'années par le sociologue est aussi considérable que bien utilisé. Victor Armony souligne le non-branchisme québécois, l'inaptitude de ce peuple à admettre ses ridicules, les carences de sa langue parlée, sa perception simpliste des accommodements raisonnables, mais il reconnaît aussi que ce peuple comble rapidement ses retards aux chapitres de la formation, de l'audace, de l'aération. Si l'auteur a extrait des livres ce qu'ils pouvaient fournir, il manque quelque chose à sa compréhension du Québec. Ainsi, Armony parle de Franco-Québécois. Ainsi, il s'étonne de la réaction des Québécois face à l'anglais, alors que tout, dans l'histoire québécoise, explique une réserve qui d'ailleurs s'estompe dès que se répand la sécurité. S'il savait le rôle tenu par le clergé irlandais en Nouvelle-Angleterre, l'assimilation des Franco-Américains ne lui inspirerait pas sa question cruelle : « Pourquoi ces gens ont-ils si radicalement abandonné leur identité ? » Il étonne encore lorsqu'il demande pourquoi tant d'immigrants sont si déçus de leur nouvelle patrie, « pourtant censée être le 'meilleur pays du monde' (puisqu'il a été classé au premier rang du développement humain des Nations Unies pendant sept années d'affilée, de 1994 à 2000) ». S'offrent pourtant au pied levé une ou deux explications : les critères retenus par l'Organisation des Nations Unies ne concernent pas la vie quotidienne et seul Jean Chrétien a accordé de l'importance à ce jugement creux. Le dernier chapitre, consacré à la « troisième solitude » que serait le judaïsme en terre québécoise, laisse songeur. L'importance numérique de la communauté juive justifie-t-elle cette attention refusée aux Québécois d'origine italienne ? Les réticences que rencontre la communauté juive ne découlent-elles pas autant des excès israéliens que des préjugés québécois ? L'affaire Michaud a-t-elle le sens que lui prête Armony ? Quant aux relations entre la communauté juive et le Québec, rappelons que le théâtre juif présentait ses spectacles dans la salle du Monument-National et que la presse montréalaise a longtemps compris un quotidien en langue yiddish. De quoi relativiser tel propos de Lionel Groulx ou la pièce de théâtre du collégien Pierre Trudeau. Pourquoi conclure sur un plaidoyer épidermique un livre par ailleurs raffiné et rigoureux ?
Commentaire par Laurent Laplante
lunes, 5 de mayo de 2008
Conferencia del Ex-Vocero Presidencial de Bolivia en la UQAM
lunes, 14 de abril de 2008
Curso CANADA-MERCOSUR en Montevideo
Instituto internacional de estudios UQAMERCOSUD
DESCRIPCIÓN DEL PROYECTO
En el año 2008, la Universidad de Québec en Montreal dictará dos seminarios de postgrado en Uruguay, para estudiantes canadienses y de las Américas, con énfasis en el MERCOSUR. Los temas principales a tratar este año son:
1) Los nuevos contextos políticos en el MERCOSUR;
2) Comunicación y salud. Desafíos sociopolíticos e institucionales.
Del 29 de junio al 23 de agosto, cuatro profesores de la UQAM presentarán y discutirán distintas problemáticas referidas a dichas temáticas, desde una perspectiva de estudios comparados entre Canadá y Uruguay. Los cursos serán impartidos en español, bajo la forma de 3 módulos de 15 horas semanales cada uno, de lunes a viernes, de 9 a 12 hs. (Ver calendario de cursos más abajo). Los módulos pueden ser tomados en forma independiente. Los períodos intermódulos serán dedicados a investigación de campo y conferencias en instituciones locales e internacionales.
¿QUIÉN PUEDE INSCRIBIRSE?
El programa está abierto a los estudiantes de la maestría o en el último año del bachillerato, tanto de I'UQAM como de otras universidades de las Américas, o candidatos que acrediten experiencia profesional. Dada la cercanía geográfica, los estudiantes del MERCOSUR, son invitados muy especialmente a los seminarios a fin de favorecer la diversidad de opiniones, la perspectiva comparada y el intercambio intercultural y académico. Aunque los puntos de vista comunicacionales y sociológicos serán prioritariamente abordados, los estudiantes de otras disciplinas son también bienvenidos.
CREDITOS y EVALUACIÓN
Los estudiantes de la maestría, recibirán 9 créditos por su participación en el proyecto. Los seminarios pueden tomarse en forma independiente por módulos. Recibirán un diploma de la UQAM y de las universidades uruguayas contrapartes, al completar las exigencias de la evaluación (participación en los seminarios, actividades y redacción de trabajo de acuerdo a criterios a indicarse en cada curso).
Dirección del proyecto, UQAM :
Prof. Carmen Rico, PhD : rico.carmen@uqam.ca 1-514-987-3000 #4543
Mathieu-Etienne Gagnon (asistente de investigación): gagnon.mathieu-etienne@courrier.uqam.ca
CURSO EN EL INSTITUTO INTERNACIONAL UQAMERCOSUD:
"LOS NUEVOS CONTEXTOS POLÍTICOS EN EL MERCOSUR: DISCURSOS E IDEOLOGÍAS"
Profesores : Victor Armony, con la colaboración de Carmen Rico, UQAM
Montevideo, Lunes 30 de junio a Viernes 4 de julio de 2008, 9hs a 12hs
DESCRIPCIÓN DEL PROYECTO
En el año 2008, la Universidad de Québec en Montreal dictará dos seminarios de postgrado en Uruguay, para estudiantes canadienses y de las Américas, con énfasis en el MERCOSUR. Los temas principales a tratar este año son:
1) Los nuevos contextos políticos en el MERCOSUR;
2) Comunicación y salud. Desafíos sociopolíticos e institucionales.
Del 29 de junio al 23 de agosto, cuatro profesores de la UQAM presentarán y discutirán distintas problemáticas referidas a dichas temáticas, desde una perspectiva de estudios comparados entre Canadá y Uruguay. Los cursos serán impartidos en español, bajo la forma de 3 módulos de 15 horas semanales cada uno, de lunes a viernes, de 9 a 12 hs. (Ver calendario de cursos más abajo). Los módulos pueden ser tomados en forma independiente. Los períodos intermódulos serán dedicados a investigación de campo y conferencias en instituciones locales e internacionales.
¿QUIÉN PUEDE INSCRIBIRSE?
El programa está abierto a los estudiantes de la maestría o en el último año del bachillerato, tanto de I'UQAM como de otras universidades de las Américas, o candidatos que acrediten experiencia profesional. Dada la cercanía geográfica, los estudiantes del MERCOSUR, son invitados muy especialmente a los seminarios a fin de favorecer la diversidad de opiniones, la perspectiva comparada y el intercambio intercultural y académico. Aunque los puntos de vista comunicacionales y sociológicos serán prioritariamente abordados, los estudiantes de otras disciplinas son también bienvenidos.
CREDITOS y EVALUACIÓN
Los estudiantes de la maestría, recibirán 9 créditos por su participación en el proyecto. Los seminarios pueden tomarse en forma independiente por módulos. Recibirán un diploma de la UQAM y de las universidades uruguayas contrapartes, al completar las exigencias de la evaluación (participación en los seminarios, actividades y redacción de trabajo de acuerdo a criterios a indicarse en cada curso).
Dirección del proyecto, UQAM :
Prof. Carmen Rico, PhD : rico.carmen@uqam.ca 1-514-987-3000 #4543
Mathieu-Etienne Gagnon (asistente de investigación): gagnon.mathieu-etienne@courrier.uqam.ca
CURSO EN EL INSTITUTO INTERNACIONAL UQAMERCOSUD:
"LOS NUEVOS CONTEXTOS POLÍTICOS EN EL MERCOSUR: DISCURSOS E IDEOLOGÍAS"
Profesores : Victor Armony, con la colaboración de Carmen Rico, UQAM
Montevideo, Lunes 30 de junio a Viernes 4 de julio de 2008, 9hs a 12hs
jueves, 10 de abril de 2008
sábado, 5 de abril de 2008
Otra opinión sobre lo que está pasando en Argentina
Nota de mi hermano Ariel en el diario La Nación (Argentina) sobre los acontecimientos recientes en Argentina: http://www.lanacion.com.ar/opinion/nota.asp?nota_id=1001407&origen=4ta&toi=&pid=
miércoles, 2 de abril de 2008
Nuevo informe de Statistics Canada: Los árabes y los latinoamericanos son las minorías visibles que muestran el mayor crecimiento en el Québec
“… los árabes y los latinoamericanos son las minorías visibles que registran el crecimiento más rápido del Québec. El Censo de 2006 ha contado 109,000 árabes, un aumento de 48.6% con respecto al 2001, y 89,500 latinoamericanos, un aumento de 50.4%. Los árabes representan 16.7% de la población de minorías visibles del Québec, la segunda más importante, y los latinoamericanos, que representan 13.7% de la población de minorías visibles, ocupan el tercer lugar en esa materia.”
“Los latinoamericanos del Québec … nacieron en su mayoría en el extranjero; vienen sobre todo de América del Sur y de América Central. Cerca de un tercio (32.5%) de los latinoamericanos nacidos en el extranjero han inmigrado a Canadá entre 2001 y 2006. Colombia, El Salvador, Perú y México son los principales países de origen de los latinoamericanos.”
(Mi traducción)
Para ver el Informe completo, hacer click aqui.
Mi comentario: más allá de lo interesante de estos datos, la pregunta obvia para muchos de los inmigrantes latinoamericanos es “¿somos una minoría visible?”. En muchos casos individuales, esto puede considerarse así. Pero puede hablarse de manera general de los Colombianos, los Peruanos o de los Mexicanos como una población de minoría visible?
“Los latinoamericanos del Québec … nacieron en su mayoría en el extranjero; vienen sobre todo de América del Sur y de América Central. Cerca de un tercio (32.5%) de los latinoamericanos nacidos en el extranjero han inmigrado a Canadá entre 2001 y 2006. Colombia, El Salvador, Perú y México son los principales países de origen de los latinoamericanos.”
(Mi traducción)
Para ver el Informe completo, hacer click aqui.
Mi comentario: más allá de lo interesante de estos datos, la pregunta obvia para muchos de los inmigrantes latinoamericanos es “¿somos una minoría visible?”. En muchos casos individuales, esto puede considerarse así. Pero puede hablarse de manera general de los Colombianos, los Peruanos o de los Mexicanos como una población de minoría visible?
sábado, 29 de marzo de 2008
Nota para Diario Perfil (Argentina) sobre Cristina Kirchner y las protestas rurales
UN DISCURSO QUE DIVIDE
VICTOR ARMONY
Todo discurso político define un adversario. No solamente lo designa, sino que también plantea, aunque sea implícitamente, la naturaleza del antagonismo. Los mensajes presidenciales del 25 y del 27 de marzo han sido muy ilustrativos en tal sentido. El primero de ellos trazó la ya célebre oposición entre “los piquetes de la abundancia” y “los piquetes de la miseria y la tragedia de los argentinos”. A través de una cadena de asociaciones, la presidenta insinuó el vínculo entre una minoría (que quiere “volver al país de unos poquitos”), privilegiada (“el sector de mayor rentabilidad”), expoliadora (“las vaquitas para ellos y las penitas para los demás”), prepotente (“que hoy amenazan, no al Gobierno, sino a la sociedad con el desabastecimiento de comida”) y recalcitrante frente al cambio social (“que insisten con las mismas prácticas de siempre”) con el uso de la violencia y el pasado dictatorial. Cristina Kirchner abrió su discurso refiriendo a la coincidencia – calificada por ella como “casualidad” pero al mismo asignándole un valor de “señal” – entre las fechas del golpe del 76 y la protesta rural. Si semejante paralelo podía parecer eminentemente excesivo e injusto, habría que esperar al cierre de su alocución para comprender en toda su magnitud la lectura presidencial de la situación. Lo que tomaba en principio la forma de un entendible llamado a la tolerancia y la moderación llevaba rápidamente, en las palabras de la jefa del Estado, al reconocimiento expreso de una realidad que raramente los políticos admiten públicamente: “siempre las pujas distributivas y los enfrentamientos con sectores generan, en definitiva, violencia”. Es decir – sin necesidad de agregar demasiado a lo que Cristina Kirchner expresó de manera clara y directa – que el cambio social implica necesariamente un cierto nivel de violencia, pues “hay que tocar intereses que muchas veces son muy poderosos”. Sería muy difícil encontrar en el discurso presidencial argentino desde la transición democrática un enunciado similar. Más aún, al dar a entender que hay diversos tipos de violencia política, con diferentes grados de legitimidad (“cuando uno tiene … una determinada holgura económica, la violencia es mucho más incomprensible y mucho más insostenible”), la presidenta ingresó en un terreno retórico que no tiene paralelos desde el último gobierno de Juan Domingo Perón.
Es evidente que, en ese contexto, el mensaje del 27 de marzo en Parque Norte pretendió bajar los decibeles con “un llamado al diálogo” y “una mano tendida”, ya que el tono fue de menor combatividad y mayor apertura. La presidenta empleó 7 veces la palabra “dialogar” y 6 veces la palabra “diálogo”. Más aún, se sintió obligada a subrayar su identidad peronista (sobre la cual no había insistido demasiado anteriormente) y a argumentar que “el peronismo nunca planteó la lucha de clases, el peronismo nunca planteó la guerra entre los pobres y los ricos”. Sin embargo, los ejes centrales de su visión siguen presentes: los términos “popular”, “distribución” e “intereses” se repiten (cada uno de ellos entre 9 y 11 veces) a lo largo de un discurso que dibuja el antagonismo entre la caricatura de las “paquetas señora vecinas de donde yo vivo” – en desafortunada resonancia con los comentarios de D’Elía sobre los “blancos de Barrio Norte” – y sectores que toman “medidas contra el pueblo”. Un estudio informático nos permitió verificar que la expresión “contra el pueblo” que Cristina Kirchner utilizó dos veces en su mensaje del 27 de marzo no fue jamás pronunciada por su esposo (en sus declaraciones oficiales entre 2003 y 2007). Es posible que el enfoque político sea el mismo que el del ex-presidente, pero su retórica es netamente más radicalizada.
Si bien como candidata, Cristina Kirchner había demostrado una clara afinidad con el vocabulario de su esposo, ya se venían observando cambios importantes en el discurso desde que asumió la presidencia hace poco más de cien días. Palabras tales como patria, trabajo, dignidad y autoestima, características de una retórica kirchnerista que combinaba motivos típicamente peronistas con efectos de cercanía subjetiva a la “gente común” – la que se movilizó en 2001 y 2002 – han cedido el lugar a una terminología mucho más centrada en lo que la jefa del Estado llama “el modelo” y la cuestión estructural de la “distribución del ingreso”. Los análisis estadísticos confirman otra serie de contrastes sumamente interesantes entre los dos presidentes K en materia de estilo: por ejemplo, Cristina Kirchner emplea el pronombre “yo” mucho más frecuentemente que Néstor Kirchner y casi nunca invoca el nombre de Dios, como acostumbraba hacerlo con cierta regularidad su marido. Por supuesto, estos datos no nos indican mayor o menor egocentrismo o religiosidad en uno u otro de los líderes, sino una manera de posicionarse ante la opinión pública. En el caso de la actual presidenta, es claro el deseo de afirmarse como una dirigente autónoma, con voluntad propia y capacidad de decisión: no se encomienda a poderes divinos ni seculares. Pero esa actitud de firmeza e independencia tiene un costo pues, como bien lo saben las mujeres en política, el riesgo es mostrarse como calculadora, soberbia e incluso agresiva. En su reacción a la protesta rural, Cristina Kirchner llevó al extremo esa postura. Algunos considerarán que lo que dijo revela su verdadero pensamiento. Otros juzgarán que su extraordinaria dureza retórica es mera estrategia. Pero en cualquier caso la presidenta ha contribuido a atizar una conflictividad discursiva que no le hace ningún bien a la sociedad argentina.
VICTOR ARMONY
Todo discurso político define un adversario. No solamente lo designa, sino que también plantea, aunque sea implícitamente, la naturaleza del antagonismo. Los mensajes presidenciales del 25 y del 27 de marzo han sido muy ilustrativos en tal sentido. El primero de ellos trazó la ya célebre oposición entre “los piquetes de la abundancia” y “los piquetes de la miseria y la tragedia de los argentinos”. A través de una cadena de asociaciones, la presidenta insinuó el vínculo entre una minoría (que quiere “volver al país de unos poquitos”), privilegiada (“el sector de mayor rentabilidad”), expoliadora (“las vaquitas para ellos y las penitas para los demás”), prepotente (“que hoy amenazan, no al Gobierno, sino a la sociedad con el desabastecimiento de comida”) y recalcitrante frente al cambio social (“que insisten con las mismas prácticas de siempre”) con el uso de la violencia y el pasado dictatorial. Cristina Kirchner abrió su discurso refiriendo a la coincidencia – calificada por ella como “casualidad” pero al mismo asignándole un valor de “señal” – entre las fechas del golpe del 76 y la protesta rural. Si semejante paralelo podía parecer eminentemente excesivo e injusto, habría que esperar al cierre de su alocución para comprender en toda su magnitud la lectura presidencial de la situación. Lo que tomaba en principio la forma de un entendible llamado a la tolerancia y la moderación llevaba rápidamente, en las palabras de la jefa del Estado, al reconocimiento expreso de una realidad que raramente los políticos admiten públicamente: “siempre las pujas distributivas y los enfrentamientos con sectores generan, en definitiva, violencia”. Es decir – sin necesidad de agregar demasiado a lo que Cristina Kirchner expresó de manera clara y directa – que el cambio social implica necesariamente un cierto nivel de violencia, pues “hay que tocar intereses que muchas veces son muy poderosos”. Sería muy difícil encontrar en el discurso presidencial argentino desde la transición democrática un enunciado similar. Más aún, al dar a entender que hay diversos tipos de violencia política, con diferentes grados de legitimidad (“cuando uno tiene … una determinada holgura económica, la violencia es mucho más incomprensible y mucho más insostenible”), la presidenta ingresó en un terreno retórico que no tiene paralelos desde el último gobierno de Juan Domingo Perón.
Es evidente que, en ese contexto, el mensaje del 27 de marzo en Parque Norte pretendió bajar los decibeles con “un llamado al diálogo” y “una mano tendida”, ya que el tono fue de menor combatividad y mayor apertura. La presidenta empleó 7 veces la palabra “dialogar” y 6 veces la palabra “diálogo”. Más aún, se sintió obligada a subrayar su identidad peronista (sobre la cual no había insistido demasiado anteriormente) y a argumentar que “el peronismo nunca planteó la lucha de clases, el peronismo nunca planteó la guerra entre los pobres y los ricos”. Sin embargo, los ejes centrales de su visión siguen presentes: los términos “popular”, “distribución” e “intereses” se repiten (cada uno de ellos entre 9 y 11 veces) a lo largo de un discurso que dibuja el antagonismo entre la caricatura de las “paquetas señora vecinas de donde yo vivo” – en desafortunada resonancia con los comentarios de D’Elía sobre los “blancos de Barrio Norte” – y sectores que toman “medidas contra el pueblo”. Un estudio informático nos permitió verificar que la expresión “contra el pueblo” que Cristina Kirchner utilizó dos veces en su mensaje del 27 de marzo no fue jamás pronunciada por su esposo (en sus declaraciones oficiales entre 2003 y 2007). Es posible que el enfoque político sea el mismo que el del ex-presidente, pero su retórica es netamente más radicalizada.
Si bien como candidata, Cristina Kirchner había demostrado una clara afinidad con el vocabulario de su esposo, ya se venían observando cambios importantes en el discurso desde que asumió la presidencia hace poco más de cien días. Palabras tales como patria, trabajo, dignidad y autoestima, características de una retórica kirchnerista que combinaba motivos típicamente peronistas con efectos de cercanía subjetiva a la “gente común” – la que se movilizó en 2001 y 2002 – han cedido el lugar a una terminología mucho más centrada en lo que la jefa del Estado llama “el modelo” y la cuestión estructural de la “distribución del ingreso”. Los análisis estadísticos confirman otra serie de contrastes sumamente interesantes entre los dos presidentes K en materia de estilo: por ejemplo, Cristina Kirchner emplea el pronombre “yo” mucho más frecuentemente que Néstor Kirchner y casi nunca invoca el nombre de Dios, como acostumbraba hacerlo con cierta regularidad su marido. Por supuesto, estos datos no nos indican mayor o menor egocentrismo o religiosidad en uno u otro de los líderes, sino una manera de posicionarse ante la opinión pública. En el caso de la actual presidenta, es claro el deseo de afirmarse como una dirigente autónoma, con voluntad propia y capacidad de decisión: no se encomienda a poderes divinos ni seculares. Pero esa actitud de firmeza e independencia tiene un costo pues, como bien lo saben las mujeres en política, el riesgo es mostrarse como calculadora, soberbia e incluso agresiva. En su reacción a la protesta rural, Cristina Kirchner llevó al extremo esa postura. Algunos considerarán que lo que dijo revela su verdadero pensamiento. Otros juzgarán que su extraordinaria dureza retórica es mera estrategia. Pero en cualquier caso la presidenta ha contribuido a atizar una conflictividad discursiva que no le hace ningún bien a la sociedad argentina.
martes, 18 de marzo de 2008
Notas de mi conferencia en el simposio sobre Interculturalismo en Québec
L'interculturel: théorie et pratique
17 mars, 2008
Interculturalisme 101: Théorie et pratique interculturelles
Victor Armony
Les termes qui désignent les modèles sociétaux d’intégration sont beaucoup plus que de simples étiquettes pour décrire le type de politiques gouvernementales mises en place à l’égard des immigrants et des minorités.
Des expressions comme « melting pot », « creuset des races » ou « multiculturalisme » condensent une certaine façon de concevoir l’unité et la différence dans une société. Au-delà des aspects concrets et spécifiques de chaque modèle d’intégration, les sociétés culturellement hétérogènes cherchent à représenter, à justifier et à distinguer leur approche.
C’est pourquoi, même s’il est difficile de dire en quoi le modèle « interculturel » du Québec est, dans la pratique, différent du modèle « multiculturel » du reste du Canada, nous devons le prendre comme point de départ pour le débat collectif au sujet de la gestion de la diversité culturelle dans la société québécoise.
Cela ne nous empêche pas pour autant de critiquer la justesse du terme lui-même, bien qu’il soit ardu d’en proposer un pour le remplacer. On peut dire, par exemple, que le mot « interculturalisme » laisse entendre, par la particule « inter », non seulement une interaction (ce qui ferait la différence vis-à-vis du « multi », qui peut suggérer la pure juxtaposition sans dénominateur commun), mais aussi des rapports établis sur un pied d’égalité. Ainsi, quand nous disons « dialogue interconfessionnel », nous ne présupposons pas qu’une religion donnée occuperait une place centrale et que les autres devraient se déployer en position périphérique.
Pourtant, au Québec, les cultures minoritaires doivent « converger » dans une culture publique commune. Certes, l’interculturalisme « officiel » appelle à « une compréhension mutuelle des différences culturelles » et à « l’échange intercommunautaire », mais l’idée d’un « pôle de convergence de l’identité collective » demeure un élément clef. Non seulement la langue française constitue le « foyer de convergence », mais l’on postule le devoir de participer à une « culture publique commune ». Dans les débats récents au sujet de l’identité québécoise, cette culture a été de plus en plus associée à une série de soi-disant « valeurs fondamentales ».
Bref, un premier constat : l’interculturalisme québécois n’en est pas un. Mais ce n’est pas grave! Le « melting pot » états-unien n’en est pas un, non plus. Comme je l’ai dis, ces expressions ont une visée symbolique qui déborde la seule description des faits. Ces métaphores ou ces néologismes révèlent le désir de combler un manque, de créer une nouvelle réalité, de promouvoir un projet de société.
Pour les analyser d’un point de vue sociologique, il faut s’interroger sur leur fonction, sur ce qu’elles mettent en relief et aussi sur ce qu’elles cachent. Je ne parle pas ici d’hypocrisie ou de mauvaise volonté de la part de ceux qui nous gouvernent. Je fais plutôt référence au fait que toute société s’auto-représente sous la meilleure lumière possible. (Je ne connais pas de pays démocratique qui se présente au monde comme le champion de la fermeture, de l’égoïsme ou de l’insouciance…)
Or, on sait bien que le Québec se trouve dans une situation particulièrement délicate. D’une part il doit affirmer l’héritage culturel de sa majorité d’origine canadienne-française tout en combattant les soupçons (généralement injustifiés selon moi) d’ethnicisme et de xénophobie qu’éveille auprès de bien des non-québécois son projet nationaliste. D’autre part, tout en déclarant sans cesse son caractère civique et ouvert à la diversité culturelle, le Québec doit mobiliser des ressources considérables pour restreindre le choix des immigrants et des membres des minorités en matière identitaire, notamment sur le plan linguistique.
Je ne porte pas ici de jugement de valeur à cet égard : je constate tout simplement qu’il est sociologiquement raisonnable de voir qu’une communauté cherche à maximiser ses chances de survie collective et que cette maximisation passe, au Québec, par l’objectif de contraindre le plus fortement possible les immigrants et les membres des minorités à adopter le français, à s’identifier à la culture de la majorité d’origine canadienne-française et à contribuer à la viabilité démographique du Québec.
Dans le contexte de ce rapport particulier de forces, la notion d’interculturalisme remplit une fonction idéologique : elle évoque l’idée d’un lien de solidarité, d’un échange constant et d’une reconnaissance mutuelle entre les divers groupes, plutôt qu’entre les individus, alors qu’elle tend à ne pas attirer l’attention sur l’existence d’une claire hiérarchie sociopolitique entre la culture de la majorité d’origine canadienne-française, étroitement associée aux institutions publiques communes, et les autres cultures. Du fait de sa fragilité relative (comme minorité dans le contexte nord-américain), cette culture prépondérante au Québec ne peut pas s’en remettre au « cours naturel » du processus d’acculturation, tel qu’il a lieu dans d’autres sociétés. Elle se doit d’être plus ouvertement interventionniste.
Mais la notion d’interculturalisme cherche également à insister sur le fait que la société québécoise est inclusive, mais non pas assimilationniste, diverse, mais non pas fragmentée. Comment ne pas être d’accord avec une telle proposition? Comment ne pas se féliciter du fait que la société québécoise – son opinion publique et ses élites – veuillent projeter cette image d’ouverture et de civisme? Il ne faut surtout pas négliger l’importance de ce type de rhétorique. Les Canadiens-anglais ont fait du multiculturalisme le noyau de leur identité nationale et sont fiers quand leurs leaders agissent en accord avec cet idéal. Cette disposition a des effets tout à fait concrets sur l’action gouvernementale.
Si les Québécois commencent à se définir de plus en plus comme une société « interculturelle », ils auront tendance à réagir positivement aux discours qui valorisent la diversité culturelle. Comme le débat récent sur les « accommodements raisonnables » l’a montré, nous avons encore devant nous un long chemin à parcourir avant que les Québécois soient véritablement à l’aise avec ceux qui sont différents parmi eux.
Ce serait donc souhaitable que l’idée d’interculturalisme, même avec ses limitations, devienne une composante inhérente à toute définition de la société québécoise.
17 mars, 2008
Interculturalisme 101: Théorie et pratique interculturelles
Victor Armony
Les termes qui désignent les modèles sociétaux d’intégration sont beaucoup plus que de simples étiquettes pour décrire le type de politiques gouvernementales mises en place à l’égard des immigrants et des minorités.
Des expressions comme « melting pot », « creuset des races » ou « multiculturalisme » condensent une certaine façon de concevoir l’unité et la différence dans une société. Au-delà des aspects concrets et spécifiques de chaque modèle d’intégration, les sociétés culturellement hétérogènes cherchent à représenter, à justifier et à distinguer leur approche.
C’est pourquoi, même s’il est difficile de dire en quoi le modèle « interculturel » du Québec est, dans la pratique, différent du modèle « multiculturel » du reste du Canada, nous devons le prendre comme point de départ pour le débat collectif au sujet de la gestion de la diversité culturelle dans la société québécoise.
Cela ne nous empêche pas pour autant de critiquer la justesse du terme lui-même, bien qu’il soit ardu d’en proposer un pour le remplacer. On peut dire, par exemple, que le mot « interculturalisme » laisse entendre, par la particule « inter », non seulement une interaction (ce qui ferait la différence vis-à-vis du « multi », qui peut suggérer la pure juxtaposition sans dénominateur commun), mais aussi des rapports établis sur un pied d’égalité. Ainsi, quand nous disons « dialogue interconfessionnel », nous ne présupposons pas qu’une religion donnée occuperait une place centrale et que les autres devraient se déployer en position périphérique.
Pourtant, au Québec, les cultures minoritaires doivent « converger » dans une culture publique commune. Certes, l’interculturalisme « officiel » appelle à « une compréhension mutuelle des différences culturelles » et à « l’échange intercommunautaire », mais l’idée d’un « pôle de convergence de l’identité collective » demeure un élément clef. Non seulement la langue française constitue le « foyer de convergence », mais l’on postule le devoir de participer à une « culture publique commune ». Dans les débats récents au sujet de l’identité québécoise, cette culture a été de plus en plus associée à une série de soi-disant « valeurs fondamentales ».
Bref, un premier constat : l’interculturalisme québécois n’en est pas un. Mais ce n’est pas grave! Le « melting pot » états-unien n’en est pas un, non plus. Comme je l’ai dis, ces expressions ont une visée symbolique qui déborde la seule description des faits. Ces métaphores ou ces néologismes révèlent le désir de combler un manque, de créer une nouvelle réalité, de promouvoir un projet de société.
Pour les analyser d’un point de vue sociologique, il faut s’interroger sur leur fonction, sur ce qu’elles mettent en relief et aussi sur ce qu’elles cachent. Je ne parle pas ici d’hypocrisie ou de mauvaise volonté de la part de ceux qui nous gouvernent. Je fais plutôt référence au fait que toute société s’auto-représente sous la meilleure lumière possible. (Je ne connais pas de pays démocratique qui se présente au monde comme le champion de la fermeture, de l’égoïsme ou de l’insouciance…)
Or, on sait bien que le Québec se trouve dans une situation particulièrement délicate. D’une part il doit affirmer l’héritage culturel de sa majorité d’origine canadienne-française tout en combattant les soupçons (généralement injustifiés selon moi) d’ethnicisme et de xénophobie qu’éveille auprès de bien des non-québécois son projet nationaliste. D’autre part, tout en déclarant sans cesse son caractère civique et ouvert à la diversité culturelle, le Québec doit mobiliser des ressources considérables pour restreindre le choix des immigrants et des membres des minorités en matière identitaire, notamment sur le plan linguistique.
Je ne porte pas ici de jugement de valeur à cet égard : je constate tout simplement qu’il est sociologiquement raisonnable de voir qu’une communauté cherche à maximiser ses chances de survie collective et que cette maximisation passe, au Québec, par l’objectif de contraindre le plus fortement possible les immigrants et les membres des minorités à adopter le français, à s’identifier à la culture de la majorité d’origine canadienne-française et à contribuer à la viabilité démographique du Québec.
Dans le contexte de ce rapport particulier de forces, la notion d’interculturalisme remplit une fonction idéologique : elle évoque l’idée d’un lien de solidarité, d’un échange constant et d’une reconnaissance mutuelle entre les divers groupes, plutôt qu’entre les individus, alors qu’elle tend à ne pas attirer l’attention sur l’existence d’une claire hiérarchie sociopolitique entre la culture de la majorité d’origine canadienne-française, étroitement associée aux institutions publiques communes, et les autres cultures. Du fait de sa fragilité relative (comme minorité dans le contexte nord-américain), cette culture prépondérante au Québec ne peut pas s’en remettre au « cours naturel » du processus d’acculturation, tel qu’il a lieu dans d’autres sociétés. Elle se doit d’être plus ouvertement interventionniste.
Mais la notion d’interculturalisme cherche également à insister sur le fait que la société québécoise est inclusive, mais non pas assimilationniste, diverse, mais non pas fragmentée. Comment ne pas être d’accord avec une telle proposition? Comment ne pas se féliciter du fait que la société québécoise – son opinion publique et ses élites – veuillent projeter cette image d’ouverture et de civisme? Il ne faut surtout pas négliger l’importance de ce type de rhétorique. Les Canadiens-anglais ont fait du multiculturalisme le noyau de leur identité nationale et sont fiers quand leurs leaders agissent en accord avec cet idéal. Cette disposition a des effets tout à fait concrets sur l’action gouvernementale.
Si les Québécois commencent à se définir de plus en plus comme une société « interculturelle », ils auront tendance à réagir positivement aux discours qui valorisent la diversité culturelle. Comme le débat récent sur les « accommodements raisonnables » l’a montré, nous avons encore devant nous un long chemin à parcourir avant que les Québécois soient véritablement à l’aise avec ceux qui sont différents parmi eux.
Ce serait donc souhaitable que l’idée d’interculturalisme, même avec ses limitations, devienne une composante inhérente à toute définition de la société québécoise.
Voir le Programme du colloque
martes, 11 de marzo de 2008
Simposio sobre Interculturalismo abierto al público
Symposium
L'interculturel: théorie et pratique
Présente par l’Association d’études canadiennes,
la Conseil des relations interculturelles du Québec
et la Congres juif canadien, Région du Québec
17 mars, 2008
Hôtel Hilton Montréal Bonaventure
(Salle La Verrière), Place Bonaventure
900, de la Gauchetière Ouest, Suite 10750,
Montréal, Québec
INSCRIPTION (GRATUITE): http://www.acs-aec.ca/index.php?option=com_acsreg®id=16&xlang=English
Programme
9:00 – 9:15 Bienvenue
· Dr. Victor Goldbloom, O.C., Président, Congres juif canadien, Région du Québec
9:15 – 10:30 (1) Interculturalisme 101: Théorie et pratique interculturelles
· Donald Cuccioletta, Université du Québec a Outaouais
· Marie Mc Andrew, Université de Montréal
· Marc Arnal, Faculté St Jean, Université de Alberta
· Annick Germain, Institut national de la recherche scientifique-Urbanisation, Culture et Société, directrice du Centre Métropolis du Québec – Immigration et Métropoles
· Victor Armony, Université du Québec a Montréal
10:30-10:45 Pause
10 :45 – 12 :00 (2) L’interculturalisme et les écoles
· Rachida Azdouz, vice doyenne, faculté de l’éducation
Permanente, université de Montréal
· Lloyd McKell, Toronto District School Board (invited)
· Maurice Shalom, Semaine d'actions contre le racisme
· Bergman Fleury, Conseiller en éducationet relations interculturelles
12 :00 – 14:00 Pause pour Déjeuner
14 :15 – 14 :45 (3) Interculturalisme – Multiculturelle ? – Présentation des données d’une nouvelle enquête nationale de l’Association d’études canadiennes faite par Léger Marketing
· Jack Jedwab, Directeur général, Association d’études canadiennes
14 :45 – 16 :15 (4) Politiques Interculturelles
· Jennifer Bitz, patrimoine canadien
· Marie-Josée Bonin, ville de Montréal
· Cassandra Fernandes, Diversity Management and Community Engagement Consultant, Ville de Toronto
· Claire Deronzier, Directrice. Intégration et relations interculturelles. Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles
16 :15 – 16:30 (5) Allocution de clôture
· Patricia Rimok, présidente, Conseil des relations interculturelles du Québec
L'interculturel: théorie et pratique
Présente par l’Association d’études canadiennes,
la Conseil des relations interculturelles du Québec
et la Congres juif canadien, Région du Québec
17 mars, 2008
Hôtel Hilton Montréal Bonaventure
(Salle La Verrière), Place Bonaventure
900, de la Gauchetière Ouest, Suite 10750,
Montréal, Québec
INSCRIPTION (GRATUITE): http://www.acs-aec.ca/index.php?option=com_acsreg®id=16&xlang=English
Programme
9:00 – 9:15 Bienvenue
· Dr. Victor Goldbloom, O.C., Président, Congres juif canadien, Région du Québec
9:15 – 10:30 (1) Interculturalisme 101: Théorie et pratique interculturelles
· Donald Cuccioletta, Université du Québec a Outaouais
· Marie Mc Andrew, Université de Montréal
· Marc Arnal, Faculté St Jean, Université de Alberta
· Annick Germain, Institut national de la recherche scientifique-Urbanisation, Culture et Société, directrice du Centre Métropolis du Québec – Immigration et Métropoles
· Victor Armony, Université du Québec a Montréal
10:30-10:45 Pause
10 :45 – 12 :00 (2) L’interculturalisme et les écoles
· Rachida Azdouz, vice doyenne, faculté de l’éducation
Permanente, université de Montréal
· Lloyd McKell, Toronto District School Board (invited)
· Maurice Shalom, Semaine d'actions contre le racisme
· Bergman Fleury, Conseiller en éducationet relations interculturelles
12 :00 – 14:00 Pause pour Déjeuner
14 :15 – 14 :45 (3) Interculturalisme – Multiculturelle ? – Présentation des données d’une nouvelle enquête nationale de l’Association d’études canadiennes faite par Léger Marketing
· Jack Jedwab, Directeur général, Association d’études canadiennes
14 :45 – 16 :15 (4) Politiques Interculturelles
· Jennifer Bitz, patrimoine canadien
· Marie-Josée Bonin, ville de Montréal
· Cassandra Fernandes, Diversity Management and Community Engagement Consultant, Ville de Toronto
· Claire Deronzier, Directrice. Intégration et relations interculturelles. Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles
16 :15 – 16:30 (5) Allocution de clôture
· Patricia Rimok, présidente, Conseil des relations interculturelles du Québec
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